Des paramédics militaires déployés sur les ambulances d’Urgences-santé

Des paramédics militaires déployés sur les ambulances d’Urgences-santé

Dans le cadre d’un entente avec les Forces armée canadiennes

Habituellement, les contrats de formation conclus par Urgences-santé avec des organismes externes passent largement sous le radar. Chaque année, l’organisation forme notamment des pompiers-premiers répondants et d’autres intervenants aux bases de l’intervention médicale d’urgence.

Mais un nouveau contrat entré en vigueur aujourd’hui suscite de vives réactions.

Dans le cadre d’un entente avec les Forces armée canadiennes (FAC), 12 paramédics certifiés au Québec et actuellement membres des FAC intégreront temporairement les opérations d’Urgences-santé. Après avoir complété une mise à niveau de leurs compétences et connaissances, ces paramédics militaires seront appelés à travailler sur le terrain, à bord d’ambulances d’Urgences-santé.

Concrètement, chacun d’eux devra effectuer quatre quarts de travail par mois. Ces quarts seront accomplis dans le cadre de leurs fonctions militaires : les paramédics seront rémunérés par les Forces armées canadiennes, bénéficieront du soutien en santé mentale propre au milieu militaire, et porteront l’écusson des Forces armées canadiennes lors de leurs affectations.

Selon Stéphane Smith, directeur des communications d’Urgences-santé, la participation de ces paramédics militaires n’aura aucun impact sur le nombre de quarts supplémentaires offerts ou comblés par les paramédics d’Urgences-santé. Il affirme que ces présences ne visent pas à remplacer des ressources existantes ni à réduire les possibilités d’heures supplémentaires pour le personnel en place.

Le moment choisi pour lancer ce projet — en pleine négociation collective prolongée et particulièrement tendue — a toutefois soulevé de nombreuses interrogations chez les paramédics d’Urgences-santé. Plusieurs se sont demandé si ces paramédics militaires étaient appelés à prendre leur place ou à servir de solution de rechange dans un contexte de pénurie et de conflit de travail.

M. Smith rejette cette interprétation. Selon lui, l’objectif unique du programme est d’offrir à ces paramédics militaires une expérience immersive au sein d’un service préhospitalier urbain à haut volume et haute intensité, afin de leur permettre de développer et consolider leur confiance clinique en vue de futures missions militaires, au Canada ou à l’étranger.

Le projet est présenté comme une initiative de formation opérationnelle, sans lien direct avec la gestion actuelle des effectifs civils d’Urgences-santé.

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