Évacuation médicale héliportée de nuit : un coroner interpelle une coopérative, alors que les hélicoptères publics ne desservent pas les lieux d’accident

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Évacuation médicale héliportée de nuit : un coroner interpelle une coopérative, alors que les hélicoptères publics ne desservent pas les lieux d’accident

Après le décès d’un travailleur forestier dont le transport vers l’Hôpital d’Alma a pris environ quatre heures après la collision, le coroner Martin Côté recommande le déploiement rapide de secours héliportés de nuit. Sa recommandation s’adresse à Hélico Secours, une coopérative sans but lucratif. Le nouveau service gouvernemental d’hélicoptères médicaux est, lui, réservé aux transferts entre établissements de santé.

Quatre heures avant l’hôpital

Le 9 mars 2026, peu après 18 h, la camionnette d’un travailleur forestier de 45 ans a heurté un camion sableur sur le chemin de la Manouane, près de Péribonka.

Encore conscient, l’homme a été évacué environ 45 minutes plus tard par une ambulance forestière, partie à la rencontre des paramédics. Après leur prise en charge, le trajet vers l’hôpital a duré environ deux heures. Il a subi un arrêt cardiorespiratoire au début de ce transport. La réanimation a été infructueuse.

Un gestionnaire de l’entreprise forestière avait sollicité Hélico Secours. La coopérative a fourni du soutien téléphonique, mais l’arrivée de la noirceur empêchait l’envoi d’un hélicoptère.

Le coroner ne peut affirmer qu’une évacuation héliportée aurait changé l’issue. Il demande néanmoins à la coopérative de déployer le transport médical héliporté d’urgence de nuit dans les plus brefs délais.

Le service public intervient entre les établissements

La distinction entre les secours depuis les lieux d’un accident et les transferts interhospitaliers figure explicitement dans le rapport du coroner.

Elle est également inscrite dans la documentation gouvernementale sur le déploiement du service héliporté. Le programme d’Évacuations aéromédicales du Québec (EVAQ) transporte des patients d’un établissement de santé vers un centre spécialisé. Le gouvernement exclut expressément de son service héliporté le :

« transport depuis le domicile ou depuis la scène d’un accident vers un hôpital. Ce rôle est assuré par les ambulances ».

Le déploiement prévoit des bases à Québec et à Mirabel pour desservir progressivement des établissements situés dans un rayon de 75 à 250 kilomètres de Québec ou de Montréal. Les demandes sont évaluées par une équipe clinique spécialisée, en collaboration avec l’équipe traitante du patient.

Le CHU de Québec–Université Laval affiche un horaire de 7 h à 19 h, sept jours sur sept, pour les hélicoptères d’EVAQ. Son service d’avion-hôpital est offert 24 heures sur 24.

Le nouveau service public peut ainsi accélérer un transfert vers des soins spécialisés une fois le patient arrivé dans un établissement. Son mandat exclut toutefois l’évacuation initiale depuis le lieu d’un accident, celle qui était recherchée pour le travailleur forestier.

Promouvoir le service pour en soutenir la pérennité

Au 17 octobre, le répertoire du Bureau du coroner indiquait que les deux recommandations adressées à Hélico Secours étaient en attente d’une réponse.

La deuxième demande à la coopérative d’élaborer « une campagne de sensibilisation invitant les entreprises et particuliers à solliciter leurs services ».

Dans son analyse, le coroner associe cette promotion à l’augmentation du nombre d’adhérents et à la pérennité du transport. Ses recommandations demandent donc à la coopérative de développer les secours de nuit et d’élargir son adhésion pour les soutenir. Aucune ne s’adresse au gouvernement.

Sources

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Nighttime helicopter rescue: coroner turns to a cooperative as public helicopters do not respond to accident scenes

Following the death of a forestry worker who reached Alma Hospital approximately four hours after a collision, coroner Martin Côté is recommending the prompt introduction of nighttime helicopter rescue. His recommendation is directed at Hélico Secours, a non-profit cooperative. The government’s new medical helicopter service, meanwhile, is reserved for transfers between health care facilities.

Four hours before reaching hospital

On March 9, 2026, shortly after 6 p.m., a 45-year-old forestry worker’s pickup truck collided with a sanding truck on Chemin de la Manouane, near Péribonka.

Still conscious, the man was evacuated approximately 45 minutes later by a forestry ambulance, which set out to meet the responding paramedics. After paramedics assumed care, the journey to hospital took approximately two hours. He suffered cardiac arrest early in that transport. Resuscitation efforts were unsuccessful.

A forestry company manager had requested assistance from Hélico Secours. The cooperative provided telephone support, but approaching darkness prevented it from dispatching a helicopter.

The coroner cannot say whether a helicopter evacuation would have changed the outcome. He nevertheless calls on the cooperative to introduce nighttime emergency medical helicopter transport as soon as possible.

The public service operates between facilities

The distinction between rescue from an accident scene and interhospital transfers is explicitly addressed in the coroner’s report.

It also appears in the government’s documentation on the deployment of its helicopter service. The Évacuations aéromédicales du Québec (EVAQ) program transports patients from a health care facility to a specialized centre. The government expressly excludes the following from its helicopter service:

“Transport from a home or an accident scene to a hospital. This role is performed by ambulances.” [Translation]

The deployment plan calls for bases in Québec City and Mirabel to progressively serve facilities within a radius of 75 to 250 kilometres of Québec City or Montréal. Transport requests are assessed by a specialized clinical team in collaboration with the patient’s treating team.

CHU de Québec–Université Laval lists operating hours of 7 a.m. to 7 p.m., seven days a week, for EVAQ helicopters. Its hospital aircraft service operates around the clock.

The new public service can therefore accelerate a transfer to specialized care once a patient has reached a health care facility. Its mandate, however, excludes the initial evacuation from an accident scene—the assistance sought for the forestry worker.

Promoting the service to sustain it

As of October 17, the Bureau du coroner’s directory listed both recommendations to Hélico Secours as awaiting a response.

The second asks the cooperative to develop “an awareness campaign inviting businesses and individuals to request its services.” [Translation]

In his analysis, the coroner links that promotion to increasing membership and sustaining the transport service. His recommendations therefore ask the cooperative to develop nighttime rescue capability and expand its membership to support it. Neither recommendation is directed at the government.

Sources

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