Ontario | Les paramédics de Peel commencent à utiliser des drones pour acheminer du matériel qui peut sauver des vies
(English version follows the French version.)
Un appel au 911 entre pour un arrêt cardiaque.
L’ambulance prend la route vers le patient.
Un drone aussi.
Ce mois-ci, les services paramédics de la région de Peel, en Ontario, lancent un projet pilote qui permettra d’acheminer par drone du matériel médical et des médicaments directement auprès de certains patients ou des personnes qui leur portent secours, pendant que les paramédics sont encore en route.
Les drones peuvent transporter un défibrillateur externe automatisé (DEA), de la naloxone, du matériel pour contrôler une hémorragie grave ainsi qu’un auto-injecteur d’épinéphrine.
L’idée n’est pas de remplacer l’ambulance.
C’est de faire parvenir quelque chose d’utile au patient avant son arrivée.
La zone initiale couvre un rayon d’environ 3,7 kilomètres autour du poste paramédic de Bolton, à Caledon, où la géographie rurale, les distances et le réseau routier peuvent allonger le temps nécessaire pour rejoindre un patient.
Lorsqu’un appel admissible est reçu au 911, les paramédics sont affectés comme d’habitude. Si l’endroit, la météo et les conditions opérationnelles le permettent, le drone peut être lancé en même temps.
Il se dirige vers l’urgence à une vitesse pouvant atteindre environ 60 km/h, puis descend son colis médical dans un espace dégagé, sans avoir à atterrir.
S’il arrive avant les paramédics, un répartiteur ou un paramédic peut guider la personne sur place dans l’utilisation du matériel.
Pour un patient en arrêt cardiaque, ces minutes comptent.
Peel souligne que les chances de survie à un arrêt cardiaque diminuent d’environ 7 à 10 % pour chaque minute qui s’écoule sans défibrillation.
Le projet représente également quelque chose d’assez rare en matière d’innovation en soins préhospitaliers : une expérience qui a survécu assez longtemps pour passer de la recherche aux opérations réelles.
Les services paramédics de Peel participent depuis 2017 à des travaux de recherche dirigés par le Dr Sheldon Cheskes, du Centre for Prehospital Medicine de Sunnybrook, afin d’étudier la possibilité d’utiliser des drones pour acheminer des DEA aux personnes portant secours à quelqu’un en arrêt cardiaque.
Près d’une décennie plus tard, le concept entre dans le système 911.
Les drones sont exploités par les services paramédics de Peel. Selon la région, aucun opérateur commercial externe n’est impliqué et les pilotes de drones sont des employés du service détenant les certifications requises pour l’utilisation de systèmes d’aéronefs télépilotés avancés ou complexes.
Pour l’instant, il s’agit toujours d’un projet pilote.
Son expansion dépendra des résultats obtenus, de l’analyse de la sécurité, des besoins de la communauté et des autorisations réglementaires.
Mais quelque part autour de Bolton, ce mois-ci, quelque chose d’assez différent pourrait se produire après un appel au 911.
Les paramédics prendront la route vers le patient.
Et le défibrillateur pourrait prendre le chemin le plus court — par les airs.
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Ontario | Peel paramedics begin using drones to deliver lifesaving equipment
A 911 call comes in for a cardiac arrest.
The ambulance starts toward the patient.
So does a drone.
This month, Peel Regional Paramedic Services in Ontario is beginning a pilot project that will allow medical equipment and medications to be flown directly to some patients and bystanders while paramedics are still responding by road.
The drones can carry an automated external defibrillator (AED), naloxone, supplies to control severe bleeding and an epinephrine auto-injector.
The idea is not to replace the ambulance.
It is to get something useful to the patient before the ambulance arrives.
The initial service area covers approximately 3.7 kilometres around Peel's Bolton paramedic station in Caledon, where rural geography, distance and road networks can increase the time required to reach a patient.
When an eligible 911 call is received, paramedics are dispatched normally. If the location, weather and operating conditions permit, the drone can be launched at the same time.
It flies toward the emergency at speeds of up to approximately 60 km/h and lowers the medical package into an open area without landing.
If it arrives before paramedics, a dispatcher or paramedic can guide the person at the scene through using the equipment.
For a patient in cardiac arrest, those minutes matter.
Peel says survival from cardiac arrest decreases by approximately seven to 10 per cent for every minute without defibrillation.
The project also represents something relatively unusual in EMS innovation: an experiment that has survived long enough to make it from research into actual operations.
Peel Regional Paramedic Services became involved in research led by Dr. Sheldon Cheskes of Sunnybrook's Centre for Prehospital Medicine in 2017, studying whether drones could safely deliver AEDs to people assisting someone in cardiac arrest.
Nearly a decade later, the concept is moving into the 911 system.
The drones are operated by Peel Regional Paramedic Services. Peel says there is no third-party commercial operator involved, and its drone pilots are service employees who hold advanced or complex remotely piloted aircraft system certifications.
For now, it remains a pilot.
Expansion will depend on the results, safety analysis, community need and regulatory approval.
But somewhere around Bolton this month, something quite different may happen after someone calls 911.
The paramedics will start toward the patient by road.
And the defibrillator may take the shorter route through the sky.