Mondiaux de cyclisme | Urgences-santé promet un miracle — mais seulement pendant huit jours

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Mondiaux de cyclisme | Urgences-santé promet un miracle — mais seulement pendant huit jours

08-09-2026

La Dernière Ambulance - LDA.

Bonne nouvelle pour les habitants de Montréal et Laval.

Urgences-santé vient apparemment de découvrir comment garantir une couverture préhospitalière sans bris de service.

La mauvaise nouvelle, c’est que le miracle ne durerait que huit jours.

Du 20 au 27 septembre, quelque 500 000 spectateurs sont attendus aux Championnats mondiaux de cyclisme sur route UCI.

Des rues seront fermées. Des secteurs deviendront difficiles d’accès. Des foules s’amasseront le long des parcours. Certaines épreuves s’étendront jusqu’en Montérégie.

Pendant ce temps, les appels 911 continueront d’entrer.

Les répartiteurs médicaux d’urgence devront toujours trier ces appels et, lorsque nécessaire, guider les appelants dans la réalisation d’interventions critiques avant l’arrivée des secours.

Les paramédics devront toujours se rendre sur les lieux, évaluer les patients, leur prodiguer des soins et stabiliser leur condition.

Des patients devront toujours être transportés en ambulance.

Les transferts interétablissements ne disparaîtront pas.

Et les urgences hospitalières ne libéreront pas magiquement les ambulances retenues avec leurs patients.

Urgences-santé affirme néanmoins que ses activités régulières seront maintenues.

« Aucun bris de service n’est donc à prévoir », rapportait La Presse en présentant l’« arsenal exceptionnel » annoncé par la corporation.

C’est une promesse extraordinaire.

Pas simplement parce que les Championnats constituent un événement immense.

Parce qu’en dehors des Championnats, Urgences-santé n’arrive déjà pas toujours à assurer cette couverture.


Le quotidien, sans l’arsenal

Depuis le lancement de LDA, le 9 février 2022, nous documentons les opérations préhospitalières à Montréal et Laval.

Nous avons rapporté des quarts incomplets, des ambulances manquantes, des appels urgents en attente, des délais de réponse considérables et le recours répété aux niveaux d’alerte du plan de mesures d’urgence d’Urgences-santé.

Le 24 août dernier, selon des données opérationnelles obtenues par LDA, 24 paramédics manquaient à l’appel sur le quart de jour — l’équivalent potentiel de 12 ambulances.

La nuit suivante, 80 des 97 postes prévus étaient comblés. Plus de 25 appels attendaient alors une ambulance.

Le 5 septembre à 8 h 14, une autre photographie opérationnelle obtenue par LDA montrait 47 demandes en attente.

Parmi elles, 24 étaient des demandes de transfert.

Les 23 autres provenaient du public.

Un appel de priorité 1 attendait une ambulance. Douze appels de priorité 3 étaient également en attente; le plus ancien patient attendait depuis 2 heures 29 minutes.

Ce ne sont pas des scénarios catastrophe.

Ce sont des jours ordinaires.

Urgences-santé ne publie pas alors de communiqué garantissant qu’aucun bris de service n’est à prévoir.

Elle ne promet pas une couverture sans faille aux personnes qui font un AVC dans leur cuisine, qui s’effondrent dans un commerce ou qui attendent un transfert entre deux établissements.

Mais pour une course cycliste internationale, la garantie est soudainement disponible.

Le miracle a même des dates.


Une « centaine » remarquablement élastique

Urgences-santé a annoncé une « centaine de ressources régulières et spécialisées » pour les Championnats.

Une centaine.

Le chiffre impressionne.

Il devient toutefois beaucoup plus modeste lorsqu’on demande ce qu’il contient.

Selon les informations obtenues par LDA, le déploiement présenté aux représentants de l’événement serait plutôt de l’ordre de 70 ressources comptabilisées sur l’ensemble des huit jours.

Ce total ne représente ni 100 ambulances supplémentaires, ni 100 paramédics supplémentaires, ni même 100 personnes présentes simultanément.

Il comprendrait différentes affectations : paramédics, répartiteurs médicaux d’urgence, personnel infirmier, chefs aux opérations et personnel de planification.

Il comprendrait également les équipes des quatre ambulances louées par l’organisation des Championnats.

Nous sommes donc passés d’une « centaine de ressources » évoquant un imposant renfort à environ 70 affectations diverses, additionnées sur huit jours, dont une partie appartient au dispositif médical loué par l’événement lui-même.

C’est moins un arsenal qu’une méthode de comptabilité particulièrement enthousiaste.


Quatre ambulances louées, équipes comprises

L’organisation des Championnats versera plus de 100 000 $ à Urgences-santé pour la location de quatre ambulances, incluant leurs équipes, destinées au plan médical de l’événement.

Eddy Afram, coordonnateur des mesures d’urgence et des services médicaux pour le promoteur, confirme que son organisation collabore depuis plusieurs mois avec Urgences-santé à la préparation de la réponse préhospitalière.

Mais la répartition des responsabilités est claire.

Les quatre ambulances louées par les organisateurs servent les Championnats.

La couverture de la population de Montréal et Laval, des foules qui s’amasseront le long des parcours et des conséquences des fermetures de rues demeure la responsabilité d’Urgences-santé.

« Le service à la population n’est pas du ressort du promoteur », rappelle Afram.

Les quatre ambulances ne peuvent donc pas être présentées à la fois comme des ressources du plan médical des Championnats et comme la solution permettant de protéger la couverture régulière.

Une ambulance peut accomplir beaucoup de choses.

Se dédoubler n’en fait pas partie.


L’appel à la main-d’œuvre extérieure

Même l’effectif nécessaire à cet « arsenal exceptionnel » n’était pas encore entièrement constitué au moment de l’annonce publique.

Les offres de temps supplémentaire devaient d’abord être proposées à l’interne. Urgences-santé envisageait ensuite de recourir à de la main-d’œuvre indépendante pour combler les besoins restants.

LDA a obtenu une communication envoyée le 2 septembre à 8 h 31 par BTAQ, un fournisseur de main-d’œuvre indépendante utilisé notamment par Urgences-santé.

« Nous recherchons des paramédics pour le championnat du monde de cyclisme UCI 2026 », indiquait le message.

Des paramédics étaient recherchés pour les 20, 21 et 22 septembre. Les personnes intéressées étaient invitées à se manifester « sans attendre ».

Urgences-santé vantait donc publiquement son dispositif exceptionnel alors que, dans les coulisses, on cherchait encore les paramédics nécessaires pour le faire fonctionner.

La confiance institutionnelle possède cet avantage remarquable : elle peut être annoncée avant l’embauche du personnel sur lequel elle repose.


Montréal, Laval, la Montérégie et le reste

Les quatre ambulances louées par les organisateurs, avec leurs équipes, devront suivre les besoins des courses.

Les 26 et 27 septembre, certaines épreuves commenceront en Montérégie avant de progresser vers Montréal.

Selon Afram, Urgences-santé souhaite assurer le commandement du volet préhospitalier sur la portion Rive-Sud.

Pendant ce temps, la corporation devra maintenir sa mission complète à Montréal et Laval.

Elle devra répondre aux appels urgents.

Elle devra prendre en charge les appels moins prioritaires, qui demeurent néanmoins les demandes de personnes réelles.

Elle devra effectuer les transferts interétablissements.

Elle devra composer avec les délais de transfert de soins dans les urgences.

Elle devra maintenir une couverture malgré les fermetures de rues.

Elle devra assurer la réponse auprès des foules réparties le long des parcours.

Elle devra soutenir les Championnats jusqu’en Montérégie.

Elle affirme également être prête à intervenir lors d’un incident majeur.

Le tout sans bris de service.

À ce niveau, ce n’est plus un plan de déploiement.

C’est la multiplication des ambulances et des paramédics.


Le camion-bélier

Urgences-santé ne s’est pas contentée de promettre que tout irait bien.

Valérie Guertin, cheffe aux opérations, a également déclaré à La Presse :

« Si on parle d’un camion bélier comme on a vu ailleurs, par exemple, on est prêts. »

Des spécialistes chevronnés de la gestion des mesures d’urgence consultés séparément par LDA ont exprimé de sérieuses réserves quant au choix d’évoquer publiquement un scénario d’attentat précis avant un événement de cette ampleur.

Un gestionnaire américain possédant une vaste expérience de la planification de grands événements a qualifié cette décision d’irresponsable.

Un autre spécialiste comptant plus de 40 ans d’expérience a résumé sa réaction ainsi :

« Je ne suis pas à l’aise avec ça. »

LDA a choisi de ne pas publier certaines préoccupations opérationnelles précises soulevées par ces spécialistes.

Afram n’a pas souhaité commenter directement les propos de Mme Guertin.

La semaine dernière, la participation du Groupe d’intervention médicale tactique d’Urgences-santé n’était toujours pas officiellement confirmée. Son déploiement éventuel devait notamment dépendre des renseignements disponibles et des besoins exprimés par le Service de police de la Ville de Montréal.

Cela ne signifie pas qu’Urgences-santé ne dispose pas de plans pour répondre à un incident majeur.

Cela signifie qu’elle a choisi d’annoncer publiquement sa préparation à un scénario d’attentat précis alors que certains éléments de son propre dispositif spécialisé restaient à confirmer.

Pourquoi faire cette déclaration?

Et à quelle capacité précisément Mme Guertin faisait-elle référence lorsqu’elle affirmait : « On est prêts »?


Un malaise derrière le communiqué

LDA a pu confirmer que des communications internes échangées au sein de la haute direction des Championnats après la sortie publique d’Urgences-santé font état d’un malaise quant à l’écart entre le déploiement présenté dans les médias et les moyens opérationnels réels de la corporation.

La direction des Championnats souhaitait obtenir des clarifications directement auprès de la direction d’Urgences-santé.

Urgences-santé est un prestataire de services des Championnats.

Elle n’est pas un partenaire de l’événement.

Cette distinction importe, particulièrement lorsqu’une organisation publique utilise un événement mondial pour vanter sa propre préparation tout en laissant les organisateurs s’interroger sur ce qui existe réellement derrière l’annonce.


Pourquoi seulement maintenant?

LDA a transmis cinq questions précises à Urgences-santé.

Nous lui avons demandé de fournir le nombre exact de ressources prévu chaque jour et de définir ce que représente sa « centaine ».

Nous lui avons demandé combien d’ambulances et de paramédics véritablement supplémentaires seront affectés à la couverture régulière de Montréal et Laval.

Nous lui avons demandé combien de quarts restent à combler.

Nous lui avons demandé sur quelle analyse opérationnelle repose la promesse selon laquelle aucun bris de service n’est à prévoir.

Nous lui avons aussi demandé quels seuils mesurables permettront de conclure, pendant les Championnats, que la couverture demeure adéquate.

C’est le cœur de l’affaire.

Si Urgences-santé possède une méthode éprouvée permettant de garantir la couverture de Montréal et Laval malgré 500 000 spectateurs, des fermetures de rues majeures, des courses jusqu’en Montérégie, les besoins du plan médical et la possibilité d’un incident majeur, cette méthode mérite d’être connue.

Parce que Montréal et Laval ont aussi besoin d’ambulances lorsqu’il n’y a pas de championnat mondial.

Si des ressources supplémentaires peuvent être trouvées pour protéger un événement sportif, pourquoi ne le sont-elles pas lorsque des dizaines de demandes attendent?

Si des seuils permettent de garantir l’absence de bris de service pendant huit jours, pourquoi ces mêmes seuils ne sont-ils pas publiés et appliqués toute l’année?

Et si Urgences-santé peut réellement accomplir tout ce qu’elle promet du 20 au 27 septembre, une dernière question s’impose :

Où est cet arsenal exceptionnel le reste du temps?


UCI Road World Championships | Urgences-santé promises a miracle — but only for eight days

La Dernière Ambulance - LDA.

Good news for the people of Montreal and Laval.

Urgences-santé has apparently discovered how to guarantee prehospital coverage without any interruption in service.

The bad news is that the miracle would last only eight days.

From September 20 to 27, some 500,000 spectators are expected at the UCI Road World Championships.

Streets will be closed. Some areas will become difficult to access. Crowds will gather along the race routes. Some events will extend into the Montérégie.

Meanwhile, the 911 calls will keep coming.

Emergency medical dispatchers will still have to triage those calls and, when necessary, guide callers through critical interventions before help arrives.

Paramedics will still have to respond to scenes, assess patients, provide care and stabilize their conditions.

Patients will still have to be transported by ambulance.

Interfacility transfers will not disappear.

And hospital emergency departments will not magically release ambulances being held with their patients.

Urgences-santé nevertheless says its regular operations will be maintained.

“No service interruption is therefore expected,” La Presse reported while describing the “exceptional arsenal” announced by the corporation.

It is an extraordinary promise.

Not simply because the Championships are an enormous event.

But because outside the Championships, Urgences-santé is already not always able to provide that coverage.


Everyday operations, without the arsenal

Since LDA launched on February 9, 2022, we have been documenting prehospital operations in Montreal and Laval.

We have reported incomplete shifts, missing ambulances, urgent calls waiting, considerable response delays and repeated use of the alert levels contained in Urgences-santé’s emergency measures plan.

On August 24, according to operational data obtained by LDA, the day shift was short 24 paramedics — potentially the equivalent of 12 ambulances.

The following night, 80 of 97 scheduled positions were filled. More than 25 calls were waiting for an ambulance.

On September 5 at 8:14 a.m., another operational snapshot obtained by LDA showed 47 requests waiting.

Of those, 24 were transfer requests.

The other 23 came from the public.

One Priority 1 call was waiting for an ambulance. Twelve Priority 3 calls were also waiting; the patient who had been waiting the longest had been waiting for 2 hours and 29 minutes.

These are not disaster scenarios.

These are ordinary days.

Urgences-santé does not issue a news release on those days guaranteeing that no service interruption is expected.

It does not promise flawless coverage to people having a stroke in their kitchen, collapsing in a store or waiting to be transferred between two healthcare facilities.

But for an international cycling race, the guarantee is suddenly available.

The miracle even has dates.


A remarkably elastic “hundred”

Urgences-santé announced “around one hundred regular and specialized resources” for the Championships.

A hundred.

The number sounds impressive.

It becomes considerably more modest when you ask what it actually contains.

According to information obtained by LDA, the deployment presented to event representatives would instead amount to roughly 70 resources counted across the entire eight-day period.

That total does not represent 100 additional ambulances, 100 additional paramedics or even 100 people present at the same time.

It would include various assignments: paramedics, emergency medical dispatchers, nursing personnel, operations supervisors and planning personnel.

It would also include the crews of the four ambulances rented by the organizers of the Championships.

So we have gone from “around one hundred resources,” suggesting a substantial reinforcement, to approximately 70 assorted assignments added together over eight days, some of which belong to the medical deployment rented by the event itself.

It is less an arsenal than a particularly enthusiastic method of accounting.


Four rented ambulances, crews included

The organizers of the Championships will pay Urgences-santé more than $100,000 to rent four ambulances, including their crews, for the event’s medical plan.

Eddy Afram, emergency measures and medical services coordinator for the promoter, confirms that his organization has been working with Urgences-santé for several months to prepare the prehospital response.

But the division of responsibilities is clear.

The four ambulances rented by the organizers serve the Championships.

Coverage of the population of Montreal and Laval, the crowds gathering along the routes and the consequences of street closures remains the responsibility of Urgences-santé.

“Service to the population is not the responsibility of the promoter,” Afram points out.

The four ambulances therefore cannot be presented both as resources belonging to the Championships’ medical plan and as the solution for protecting regular coverage.

An ambulance can do many things.

Being in two places at once is not one of them.


Calling on outside labour

Even the workforce needed for this “exceptional arsenal” had not yet been fully assembled when the public announcement was made.

Overtime opportunities were to be offered internally first. Urgences-santé then planned to consider using independent personnel to fill the remaining needs.

LDA obtained a communication sent at 8:31 a.m. on September 2 by BTAQ, an independent staffing provider used by Urgences-santé, among others.

“We are looking for paramedics for the 2026 UCI Road World Championships,” the message said.

Paramedics were being sought for September 20, 21 and 22. Those interested were urged to respond “without delay.”

Urgences-santé was therefore publicly promoting its exceptional deployment while, behind the scenes, paramedics were still being sought to make it work.

Institutional confidence has one remarkable advantage: it can be announced before the personnel on whom it depends have been hired.


Montreal, Laval, the Montérégie and everything else

The four ambulances rented by the organizers, along with their crews, will have to follow the needs of the races.

On September 26 and 27, some events will begin in the Montérégie before proceeding toward Montreal.

According to Afram, Urgences-santé wants to take command of the prehospital component on the South Shore portion.

Meanwhile, the corporation will have to maintain its full mission in Montreal and Laval.

It will have to respond to urgent calls.

It will have to handle lower-priority calls, which nevertheless remain requests from real people.

It will have to conduct interfacility transfers.

It will have to contend with delays in transferring patient care at emergency departments.

It will have to maintain coverage despite street closures.

It will have to provide a response to crowds spread along the race routes.

It will have to support the Championships into the Montérégie.

It also says it is prepared to respond to a major incident.

All of this without a service interruption.

At this point, it is no longer a deployment plan.

It is the multiplication of ambulances and paramedics.


The vehicle-ramming scenario

Urgences-santé did not simply promise that everything would go well.

Valérie Guertin, an operations chief, also told La Presse:

“If we’re talking about a vehicle-ramming attack like we’ve seen elsewhere, for example, we’re ready.”

Experienced emergency-management specialists consulted separately by LDA expressed serious reservations about the decision to publicly raise a specific attack scenario ahead of an event of this magnitude.

An American emergency manager with extensive experience planning major events described the decision as irresponsible.

Another specialist with more than 40 years of experience summed up his reaction this way:

“I’m not comfortable with that.”

LDA chose not to publish some of the specific operational concerns raised by these specialists.

Afram declined to comment directly on Guertin’s remarks.

Last week, the participation of Urgences-santé’s tactical medical intervention group had still not been officially confirmed. Any eventual deployment was expected to depend in part on available intelligence and needs identified by the Service de police de la Ville de Montréal.

That does not mean Urgences-santé has no plans to respond to a major incident.

It means the organization chose to publicly announce its preparedness for a specific attack scenario while some elements of its own specialized deployment remained to be confirmed.

Why make that statement?

And precisely what capability was Guertin referring to when she said: “We’re ready”?


Unease behind the announcement

LDA has been able to confirm that internal communications exchanged among the senior leadership of the Championships following Urgences-santé’s public announcement expressed unease about the gap between the deployment presented in the media and the corporation’s actual operational resources.

The Championships’ leadership wanted clarification directly from Urgences-santé management.

Urgences-santé is a service provider to the Championships.

It is not a partner in the event.

That distinction matters, particularly when a public organization uses a global event to promote its own preparedness while leaving the organizers wondering what actually exists behind the announcement.


Why only now?

LDA submitted five specific questions to Urgences-santé.

We asked it to provide the exact number of resources planned for each day and to define what its “hundred” actually represents.

We asked how many genuinely additional ambulances and paramedics will be assigned to regular coverage in Montreal and Laval.

We asked how many shifts remain to be filled.

We asked what operational analysis supports the promise that no service interruption is expected.

We also asked what measurable thresholds will be used during the Championships to determine that coverage remains adequate.

That is the heart of the matter.

If Urgences-santé has a proven method capable of guaranteeing coverage in Montreal and Laval despite 500,000 spectators, major street closures, races extending into the Montérégie, the requirements of the event medical plan and the possibility of a major incident, that method deserves to be known.

Because Montreal and Laval also need ambulances when there is no world championship.

If additional resources can be found to protect a sporting event, why can they not be found when dozens of requests are waiting?

If thresholds exist that can guarantee eight days without a service interruption, why are those same thresholds not published and applied throughout the year?

And if Urgences-santé can actually accomplish everything it promises from September 20 to 27, one final question must be asked:

Where is this exceptional arsenal the rest of the time?

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