Urgences-santé : 43 appels en attente d’une ambulance
Urgences-santé: 43 calls awaiting an ambulance
2026-29-Oct
Des données internes obtenues par La Dernière Ambulance documentent une montée jusqu’au niveau 3 des mesures d’action de protection à Montréal et à Laval. Parmi les appels en attente d’affectation : un de priorité 1.
Ce jeudi 29 octobre, le tableau de bord interne d’Urgences-santé affichait 43 incidents en attente d’affectation d’une ambulance à Montréal et à Laval.
Parmi eux figuraient un appel de priorité 1, 19 de priorité 3, 14 de priorité 4 et neuf de priorité 7.
Dans la file de priorité 3, l’appel le plus ancien attendait depuis 2 h 49. Pour la priorité 4, cette attente atteignait 4 h 57. Pour la priorité 7, elle était de 3 h 33.
Ces durées correspondent au plus ancien appel en attente dans chaque catégorie. Elles ne représentent pas le temps d’attente de tous les appels de cette priorité. Le délai de l’appel de priorité 1 n’était pas lisible dans les données examinées.
Une montée de pression en quelques heures
Les données internes obtenues par La Dernière Ambulance permettent de suivre l’évolution de la situation au cours de la journée.
Entre 11 h 45 et midi, 30 incidents attendaient l’affectation d’une ambulance. Urgences-santé fonctionnait alors au niveau 1 des mesures d’action de protection (MAP).
Entre 12 h 15 et 12 h 30, le nombre d’incidents en attente était passé à 34. Le service était alors en MAP 2.
Entre 13 h et 13 h 15, la file a atteint 43 incidents. Durant cette même période, Urgences-santé est passé de la MAP 2 à la MAP 3. Une observation ultérieure dans cette fenêtre affichait encore 39 incidents en attente.
Entre 14 h 15 et 14 h 30, le service était revenu en MAP 2. Il restait toutefois 31 incidents auxquels aucune ambulance n’avait encore été affectée.
Pour protéger les sources, les observations sont présentées par fenêtres de 15 minutes. Les captures originales ne sont pas reproduites.
L’attente avant l’affectation
Les incidents recensés dans cette file attendaient qu’une ambulance leur soit assignée. Le déplacement de l’équipe vers les lieux venait ensuite.
Cette distinction est essentielle : les durées affichées dans la file d’attente ne constituent pas des délais complets entre l’appel initial et l’arrivée des paramédics.
De même, une diminution du nombre d’incidents en attente ne permet pas, à elle seule, de déterminer ce qui est arrivé à chacun. Les données examinées ne permettent pas de suivre individuellement les affectations, les annulations, les changements de priorité ou les autres suites données aux appels.
Le 29 octobre était-il la pire journée du mois?
Le 29 octobre présente la plus importante file d’attente observée dans cette collection, ainsi que la seule observation de MAP 3 parmi les captures examinées.
D’autres dates documentées affichaient cependant des attentes plus longues.
Le 19 octobre, le plus ancien appel de priorité 4 en attente affichait 16 h 22. Le 24 octobre, le plus ancien appel de priorité 7 affichait 20 h 44.
Ces constats ne permettent donc pas de qualifier le 29 octobre de « pire journée du mois ». Ils montrent plutôt des épisodes de pression différents : une file particulièrement importante le 29 octobre et des attentes beaucoup plus longues à d’autres moments.
Des mesures présentes sur chacune des dates documentées
LDA a examiné 41 captures du tableau de bord interne, réparties sur 12 dates entre le 5 et le 29 octobre. Au moins une capture affichait des MAP sur chacune de ces dates.
Cette collection constitue un portrait partiel. Elle ne couvre pas toutes les journées ni toutes les heures du mois et ne permet pas de calculer la durée totale d’application des MAP ou le nombre total de personnes ayant attendu une ambulance.
Elle documente néanmoins le recours répété à ces mesures, des files d’attente persistantes à plusieurs moments observés et, dans certains cas, des appels toujours en attente d’affectation après de nombreuses heures.
Lorsque le système passe d’un niveau de MAP à l’autre, qu’est-ce qui change concrètement pour les personnes qui attendent une ambulance? Cette question demeure au cœur du suivi de La Dernière Ambulance.
Urgences-santé: 43 calls awaiting an ambulance
2026-29-Oct
Internal data obtained by The Last Ambulance document an escalation to Level 3 protective action measures in Montréal and Laval. Among the calls awaiting assignment was one Priority 1 call.
On Thursday, October 29, Urgences-santé’s internal dashboard showed 43 incidents awaiting ambulance assignment in Montréal and Laval.
They included one Priority 1 call, 19 Priority 3 calls, 14 Priority 4 calls and nine Priority 7 calls.
The oldest pending Priority 3 call had been waiting 2 hours and 49 minutes. For Priority 4, the longest wait was 4 hours and 57 minutes. For Priority 7, it was 3 hours and 33 minutes.
These figures represent the oldest pending call in each category. They do not describe how long every call in that category had been waiting. The waiting time for the Priority 1 call was not legible in the material examined.
Pressure builds over several hours
Internal data obtained by The Last Ambulance show how conditions changed during the day.
Between 11:45 a.m. and noon, 30 incidents were awaiting ambulance assignment. Urgences-santé was operating at Level 1 of its mesures d’action de protection, or protective action measures, known by the French acronym MAP.
Between 12:15 and 12:30 p.m., the queue had increased to 34 incidents. The service was operating at MAP 2.
Between 1 and 1:15 p.m., the queue reached 43 incidents. During that same period, Urgences-santé escalated from MAP 2 to MAP 3. A subsequent observation within that window still showed 39 incidents awaiting assignment.
Between 2:15 and 2:30 p.m., the service had returned to MAP 2. However, 31 incidents remained without an ambulance assigned.
To protect sources, observations are presented in 15-minute windows. The original dashboard images are not reproduced.
Waiting before assignment
The incidents in this queue were waiting for an ambulance to be assigned. The crew’s travel to the scene came afterward.
That distinction matters: the times displayed in the queue are not complete response times from the initial call to the paramedics’ arrival.
Similarly, a reduction in the queue does not, by itself, establish what happened to each incident. The material examined does not allow individual assignments, cancellations, priority changes or other dispositions to be tracked.
Was October 29 the worst day of the month?
October 29 has the largest queue observed in this collection, along with the only MAP 3 observation among the images examined.
Other documented dates, however, showed longer waits.
On October 19, the oldest pending Priority 4 call showed a wait of 16 hours and 22 minutes. On October 24, the oldest pending Priority 7 call showed 20 hours and 44 minutes.
These findings do not establish October 29 as the “worst day of the month.” They document different episodes of pressure: a particularly large queue on October 29 and much longer waits at other times.
Measures visible on every documented date
The Last Ambulance examined 41 internal dashboard images covering 12 dates between October 5 and October 29. At least one image showed MAP measures on each of those dates.
This is a partial record. It does not cover every day or every hour of the month and cannot establish the total time spent under MAP measures or the total number of people who waited for an ambulance.
It nevertheless documents repeated use of these measures, queues persisting across several observations and, in some cases, calls still awaiting ambulance assignment after many hours.
When the system moves from one MAP level to another, what changes for the people waiting for an ambulance? That question remains central to The Last Ambulance’s continuing coverage.