Montréal et Laval sur le fil du rasoir

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Montréal et Laval sur le fil du rasoir

Plus de six heures et demie en mesures de protection de niveau 3 dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

Pendant que Montréal et Laval dormaient, leur service ambulancier fonctionnait avec une marge de sécurité dangereusement mince.

Selon les informations obtenues par La Dernière Ambulance, Urgences-santé a maintenu ses mesures d’action de protection de niveau 3 pendant plus de six heures et demie dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, en tenant compte du changement d’heure.

Des heures à tenter de préserver la capacité de répondre aux prochaines urgences, alors que des dizaines d’appels attendaient déjà l’affectation d’une ambulance.

Les effectifs de nuit étaient de 80 paramédics sur les 99 prévus. Il en manquait près d’un sur cinq.

À un moment de la nuit, un relevé opérationnel consulté par LDA affichait une seule ambulance disponible pour recevoir un appel sur le territoire de Montréal et de Laval. Cette donnée constitue un instantané de la disponibilité, qui évolue au fil des interventions.

À l’approche de 6 h, selon une autre information reçue par LDA, plus de 50 appels attendaient toujours l’affectation d’une ambulance, dont plus de 30 de priorité 3.

Derrière ces appels, des personnes attendaient des soins. Et pendant ce temps, de nouvelles demandes continuaient d’entrer.

Tenir pendant des heures

Les mesures d’action de protection servent à atténuer le déséquilibre entre les ressources disponibles et la demande. Leur maintien au niveau 3 pendant plus de six heures et demie témoigne d’une pression prolongée sur la capacité de réponse.

Les paramédics et les équipes de répartition ont continué à assurer le service dans ces conditions. Mais leur travail ne peut pas remplacer les ressources manquantes.

Quand il faut maintenir des mesures de protection pendant presque toute une nuit, quelle capacité reste-t-il pour absorber la prochaine urgence majeure?

Le gouvernement et Santé Québec doivent expliquer comment ils comptent assurer une couverture suffisante à Montréal et à Laval. Et dans quel délai.


English version

Montréal and Laval on a knife’s edge

More than six and a half hours under Level 3 protective measures overnight October 31–November 1.

While Montréal and Laval slept, their ambulance service was operating with a dangerously thin safety margin.

According to information obtained by The Last Ambulance, Urgences-santé maintained its Level 3 protective measures for more than six and a half hours overnight October 31–November 1, accounting for the end of daylight saving time.

Hours spent trying to preserve the capacity to respond to the next emergencies, while dozens of calls were already waiting for an ambulance assignment.

Overnight staffing stood at 80 paramedics out of the planned 99. Nearly one in five was missing.

At one point during the night, an operational dashboard reviewed by LDA showed just one ambulance available to receive a call across Montréal and Laval. That figure represents a snapshot of availability, which changes as crews handle calls.

As 6 a.m. approached, separate information received by LDA indicated that more than 50 calls were still awaiting an ambulance assignment, including more than 30 Priority 3 calls.

Behind those calls were people waiting for care. Meanwhile, new requests continued to arrive.

Holding on for hours

Protective measures are intended to mitigate the imbalance between available resources and demand. Maintaining Level 3 for more than six and a half hours demonstrates sustained pressure on response capacity.

Paramedics and dispatch teams continued to provide service under those conditions. But their work cannot replace missing resources.

When protective measures must remain active for almost an entire night, what capacity remains to absorb the next major emergency?

The government and Santé Québec must explain how they intend to ensure sufficient ambulance coverage in Montréal and Laval—and when.

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