Who supports citizen responders?
A Danish study examines what volunteers experience when they enter someone else’s emergency—and what they carry home.
Citizen responders described supporting relatives, uncertainty about responsibility, uneven relationships with professionals and replaying events alone afterwards. Some felt valued; others felt unnecessary. Their needs differed: technical feedback, emotional support and closure.
The qualitative study, published October 26 in BMC Emergency Medicine, interviewed ten active citizen responders without professional healthcare backgrounds. It excludes those who stopped responding and cannot establish prevalence or the effectiveness of proposed support measures.
Those distinctions give emergency services several concrete questions to examine.
Does preparation address conversations with distressed families? Who assigns volunteers useful tasks when professional crews arrive? How does someone obtain reassurance about their actions without being promised an outcome they cannot control?
Support within an organised programme
Denmark mobilises citizen volunteers through a smartphone app. Public registration guidance asks participants to be over 18, familiar with CPR and ready for the assignment.
Post-incident support already exists. The Capital Region’s emergency medical service confirms telephone debriefing. Denmark’s regions are due to assume responsibility for the programme in January 2028, including its integration with dispatch systems.
These arrangements provide an operational framework. Assessing how well it serves citizen responders requires further reporting: who receives follow-up, how quickly, and what happens when someone needs additional help?
A conversation about chest compressions can address performance. A conversation about witnessing a family’s distress has a different purpose. Neither should be assumed to answer every question someone brings home.
For programs recruiting citizens, evaluating the response should include asking participants about the entire assignment—from accepting an alert to finding support afterwards.
Your experience
Have you helped during an emergency as a citizen, through an organised program or simply because you were there? What happened after paramedics took over? What support would have helped you?
Read the study: Sørensen and colleagues, BMC Emergency Medicine
Qui soutient les citoyens qui portent secours?
Une étude danoise examine ce que vivent des citoyens lorsqu’ils entrent dans l’urgence d’une autre personne — et ce qu’ils rapportent chez eux.
Des citoyens répondants racontent avoir soutenu des proches, douté de leurs responsabilités et repassé seuls les événements après leur retour. Leurs relations avec les équipes ambulancières variaient, tout comme leurs besoins de rétroaction et de soutien.
Publiée le 26 octobre dans BMC Emergency Medicine, cette étude qualitative repose sur dix entrevues avec des citoyens répondants actifs sans formation professionnelle en santé. Elle exclut les personnes ayant cessé de répondre et ne mesure ni la fréquence des expériences ni l’efficacité des mesures proposées.
Ces distinctions ouvrent plusieurs questions concrètes pour les services d’urgence.
La préparation aborde-t-elle les échanges avec des familles bouleversées? Qui attribue des tâches utiles aux citoyens répondants à l’arrivée des équipes ambulancières? Comment une personne peut-elle être rassurée sur ses gestes sans qu’on lui fasse porter la responsabilité du résultat?
Un soutien dans un programme organisé
Le Danemark mobilise des citoyens répondants par une application mobile. Les consignes publiques d’inscription demandent d’avoir plus de 18 ans, de connaître la réanimation cardiorespiratoire et de se sentir prêt à intervenir.
Du soutien existe déjà. Le service préhospitalier de la région de la capitale confirme offrir un débreffage téléphonique. Les régions danoises doivent prendre la responsabilité du programme en janvier 2028, y compris son intégration aux systèmes de répartition.
Ces dispositions constituent un cadre de fonctionnement. Pour évaluer dans quelle mesure il répond aux besoins des citoyens répondants, il faudra poursuivre le travail : qui bénéficie d’un suivi, dans quel délai et avec quelles possibilités d’aide supplémentaire?
Discuter de la qualité des compressions thoraciques permet d’aborder les gestes posés. Parler de ce qu’on a ressenti devant la détresse d’une famille répond à un autre besoin. Une seule conversation ne répond pas nécessairement à toutes les questions qu’une personne rapporte chez elle.
Pour les programmes qui recrutent des citoyens, examiner la réponse devrait aussi vouloir dire s’intéresser à tout leur parcours, de l’acceptation de l’alerte au soutien accessible après l’intervention. Il s’agit d’une question de suivi soulevée par cette recherche, et non d’une mesure dont elle démontre l’efficacité.
Votre expérience
Avez-vous porté secours comme citoyen, dans un programme organisé ou simplement parce que vous étiez sur place? Que s’est-il passé après l’arrivée des paramédics? Quel soutien vous aurait été utile?
Lire l’étude de Sørensen et ses collègues dans BMC Emergency Medicine