Between promises and care
Entre les promesses et les soins
November 2, 2026 / 2 novembre 2026
La version française suit.
An ambulance scheduled for service needs a crew to take it on the road. An announced treatment needs to be available to the person who needs it. A confirmed appointment needs to provide access to the promised service.
Since our last newsletter on October 23, we have documented several gaps between what the system provides on paper and what people actually receive.
We have also looked beyond Québec: at how other communities organize emergency care, recognize their responders and support the people answering calls for help.
Here is our selection.
Montréal and Laval: on a knife’s edge
During the night of October 31–November 1, Urgences-santé operated at Level 3 protective action measures for more than six and a half hours.
Overnight staffing stood at 80 paramedics against 99 planned. At one point, an operational report showed a single ambulance available across Montréal and Laval. A snapshot of a changing situation, but one that illustrates how thin the safety margin had become.
Read: Montréal and Laval on a knife’s edge →
Days earlier, on October 29, we documented 43 calls awaiting ambulance assignment, including one Priority 1 call. Two separate episodes showing sustained pressure on response capacity.
Read: 43 calls awaiting an ambulance →
Authorized coverage that never reached the road
Santé Québec’s response to our access-to-information request identifies 33,703.57 hours of ambulance service not delivered, between April 1, 2025, and the end of June 2026.
With two paramedics per ambulance, providing that coverage would have required the equivalent of more than 5,600 individual 12-hour paramedic shifts.
The total does not tell us where coverage was missing or which other ambulances remained available. Losing one vehicle in a sector with several ambulances and losing a community’s only ambulance have different consequences.
Read: More than 33,700 hours of ambulance service not delivered →
Fentanyl: available to whom, exactly?
Santé Québec lists Montréal and Laval among the territories where the protocol has been deployed. Its response nevertheless confirms that primary care paramedics are still waiting for authorization to use it. On some nights, no advanced care paramedic is available.
For someone experiencing acute pain, the question is straightforward: can the arriving crew provide appropriate treatment?
Read: Fentanyl — “deployed” on paper, inaccessible in the field →
Access to care depends on the whole chain
North Bay and Témiscamingue. An Ontario hospital is restructuring its workforce while Québec pursues discussions to formalize a service corridor for Témiscamingue residents. These developments deserve to be followed together.
In New Mexico, a digital disruption changes ambulance destinations. A cybersecurity incident prompted ambulance diversions.
In Granby, two appointments and no vaccine. A personal experience raises a basic operational question: how can appointment booking and vaccine supply be so disconnected?
Who supports the people responding?
In London, staff answering 999 and 111 calls describe sexual harassment over the telephone, sometimes from repeat callers.
In Denmark, a small qualitative study explores what citizen responders experience during an emergency—and what they carry home. It raises practical questions about preparation, supervision and support afterwards.
In Kyiv, a paramedic and an emergency medical technician were injured while responding to a call during a Russian missile attack. Their ambulance was also damaged.
Other ways to organize emergency care
Baltimore is proposing to establish alternative emergency response as a permanent municipal responsibility. Selected situations could receive a response from trained teams outside police and fire/EMS. The proposal has not yet been enacted.
Argentina has formally recognized university-trained emergency health technicians within its healthcare legislation. The measure provides explicit recognition within a model that remains medically supervised.
In Spain, the Urda train disaster mobilized multiple regional services, including helicopters, mobile intensive-care units, field medical posts and receiving hospitals. Our report examines how that response extended across administrative boundaries.
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Our work documents what happens between a call for help and the care someone receives. We ask questions, check the answers and make the gaps visible.
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Hal Newman
The Last Ambulance / La Dernière Ambulance
Entre les promesses et les soins
Bonjour,
Une ambulance prévue à l’horaire doit pouvoir prendre la route. Un traitement annoncé doit pouvoir être administré. Un rendez-vous confirmé doit donner accès au service promis.
Depuis notre dernière infolettre du 23 octobre, nous avons documenté plusieurs de ces écarts entre ce que le système prévoit et ce que les gens reçoivent.
Nous avons aussi regardé ailleurs : comment d’autres collectivités organisent leurs secours, reconnaissent leurs intervenants et prennent soin des personnes qui répondent aux appels.
Voici notre sélection.
Montréal et Laval : sur le fil du rasoir
Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, Urgences-santé a fonctionné pendant plus de six heures et demie en mesures d’action de protection de niveau 3.
Les effectifs de nuit étaient de 80 paramédics sur les 99 prévus. À un moment, un relevé opérationnel affichait une seule ambulance disponible pour l’ensemble du territoire de Montréal et de Laval. Un instantané d’une situation changeante, mais révélateur d’une marge de sécurité dangereusement mince.
Lire : Montréal et Laval sur le fil du rasoir →
Quelques jours auparavant, le 29 octobre, nous avions documenté 43 appels en attente d’affectation d’une ambulance, dont un de priorité 1. Deux épisodes distincts qui montrent une pression persistante sur la capacité de réponse.
Lire : 43 appels en attente d’une ambulance →
Une couverture autorisée, mais non livrée
Une réponse de Santé Québec à notre demande d’accès fait état de 33 703,57 heures de service ambulancier non livrées, entre le 1er avril 2025 et la fin juin 2026.
À raison de deux paramédics par ambulance, cette couverture aurait nécessité l’équivalent de plus de 5 600 quarts individuels de 12 heures.
Le total ne dit toutefois pas où les ressources ont manqué, ni quelles autres ambulances demeuraient disponibles. Une réduction dans un secteur comptant plusieurs véhicules et la fermeture du seul véhicule d’une communauté ne racontent pas la même histoire.
Lire : Plus de 33 700 heures de service ambulancier non livrées →
Le fentanyl : accessible à qui, exactement?
Santé Québec présente Montréal et Laval parmi les territoires où le protocole est déployé. Sa réponse confirme pourtant que les paramédics de soins primaires attendent toujours de pouvoir l’appliquer. Certaines nuits, aucun paramédic de soins avancés n’est disponible.
Pour une personne en douleur aiguë, la question est concrète : l’équipe qui arrive peut-elle lui offrir le traitement approprié?
Lire : Fentanyl — « déployé » sur papier, inaccessible sur le terrain →
L’accès aux soins dépend de toute la chaîne
North Bay et le Témiscamingue. Un hôpital ontarien réorganise ses effectifs pendant que Québec poursuit des discussions pour formaliser un corridor de services destiné aux résidents du sud du Témiscamingue.
Au Nouveau-Mexique, une perturbation informatique change les destinations ambulancières. Un incident de cybersécurité a entraîné un détournement des ambulances.
À Granby, deux rendez-vous, aucun vaccin. Une expérience personnelle soulève une question de fonctionnement élémentaire : comment la réservation et l’approvisionnement peuvent-ils être aussi déconnectés?
Qui prend soin des personnes qui répondent?
À Londres, des employées des lignes 999 et 111 témoignent du harcèlement sexuel subi au téléphone, parfois de la part d’appelants récidivistes.
Au Danemark, une petite étude qualitative explore ce que les citoyens répondants vivent pendant une intervention — et ce qu’ils rapportent chez eux. Elle pose des questions utiles sur la préparation, l’encadrement et le soutien après l’événement.
À Kyiv, un paramédic et un technicien médical d’urgence ont été blessés alors qu’ils répondaient à un appel pendant une attaque russe au missile. Leur ambulance a aussi été endommagée.
D’autres façons d’organiser les secours
Baltimore propose de faire de la réponse alternative aux urgences une responsabilité municipale permanente. Certaines situations pourraient être confiées à des équipes formées, distinctes des services policiers ou incendie/ambulanciers. Le projet n’est pas encore adopté.
L’Argentine reconnaît officiellement l’activité des techniciens universitaires en urgences sanitaires dans son cadre légal de santé. Une reconnaissance explicite, au sein d’un modèle qui demeure sous supervision médicale.
En Espagne, la catastrophe ferroviaire d’Urda a mobilisé plusieurs services régionaux : hélicoptères, unités mobiles de soins intensifs, postes médicaux et hôpitaux receveurs. Notre article examine l’organisation de cette réponse au-delà des frontières administratives.
Pour que ce travail continue
Notre travail consiste à documenter ce qui se passe entre l’appel à l’aide et les soins reçus. À poser les questions, vérifier les réponses et rendre visibles les écarts.
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Hal Newman
La Dernière Ambulance / The Last Ambulance